Jacquot, Doillon, Garrel: se replonger dans leur filmographie est une punition

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«La tentation d’Isabelle» (1985) de Jacques Doillon, avec Jacques Bonnaffe et Anne-Marie Maille.
Bridgeman Images

CRITIQUE – Ces éternels étudiants aux airs faussement torturés ont gardé un cerveau d’adolescent. En gros, que des pauvres histoires de touche-pipi maladroitement et pesamment racontées à un âge où l’on devrait s’attacher à d’autres problèmes.

Accusations, plaintes… L’actualité les réunit. Il n’y a pas que ça. Placé devant leur œuvre, un spectateur distrait pourrait les confondre. Il aurait des excuses. Ces trois-là illustrent le cinéma d’auteur jusqu’à la caricature. Encensés (jusqu’à une date récente) par la critique qui pense, invités dans les festivals qui comptent, choyés par l’avance sur recettes, Benoît Jacquot, Jacques Doillon ou Philippe Garrel ne sont pas exactement des maudits.

Le public les boude. Cela leur confère un statut d’artistes. Ces gibiers de psychanalyse ont pour point commun d’être à la fois braillards et sentencieux, verbeux et brouillons. Pas ennemis de l’hystérie, ils manquent de nerfs. Se plonger dans leur filmographie relève de la punition et exige un estomac d’autruche. La bonne presse les a câlinés à outrance. Leur tort a été de l’écouter. Pseudo-rebelles repus de subventions, ils ont élevé l’ennui au niveau des beaux-arts.

Jacquot est sans doute le moins indolent de la bande, le plus malin, en tout cas. Familier de Lacan, proche de Duras, dont il fut l’assistant, ses débuts se situèrent sous l’égide de Bresson

Jacquot est sans doute le moins indolent de la bande, le plus malin, en tout…

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