Retour chez Léonce Rosenberg, Janus des arts

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Pavonia, de Georges Valmier, 1929
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© Adagp, Paris, 2023

CRITIQUE – Le Musée Picasso de Paris reconstitue avec brio l’appartement de ce marchand phare de l’avant-garde cubiste, fauché par la crise de 1929. Une exposition bijou.

Léonce Rosenberg (1879-1947) ou la chute d’un conquérant de l’art, le «commandant de l’armée cubiste» défait par son tempérament complexe, par son passé d’ambitieux et par la conjoncture mondiale, comme le dépeint son biographe, l’historien de l’art italien Giovanni Casini. Un œil régnant en Jupiter dans son appartement manifeste de 360 m2 au 75, rue de Longchamp, à Paris dans le 16e, donnant des consignes fermes aux artistes qui devaient œuvrer sur commande et au format dans les 11 pièces et répondre à l’ordre établi par un mobilier précis. Un maître de céans qui rêva son intérieur comme une œuvre totale, la composa en quinze mois entre 1928 et 1929.

Il la dévoila lors d’une crémaillère fort mondaine, le 15 juin 1929, relatée un mois plus tard par Paul Fierens dans Variétés avec moult détails, éloges et une illustration du cinéaste et décorateur français Louis Bonin, caché sous le nom d’artiste Lou Tchimoukow. Emporté par les conséquences de la crise de 1929 et les contentieux avec les…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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