Thomas Schlesser et Jean Clair: «Au nom d’une morale avachie, nous détruisons un patrimoine visuel et artistique unique»

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À gauche, Thomas Schlesser, à droite, son maître Jean Clair, chez lui.
Eric Garault pour le Figaro Magazine / Eric Garault

ENTRETIEN CROISÉ – Professeur d’art, Thomas Schlesser publie Les Yeux de Mona, annoncé comme un best-seller, dans lequel un grand-père explique 52 tableaux à sa petite-fille en train de perdre la vue. Il a rencontré sous les auspices du Figaro Magazine le grand historien de l’art Jean Clair, qu’il admire, auteur d’un livre évoquant ses amitiés avec d’illustres artistes du XXe siècle.

Thomas Schlesser enseigne l’histoire de l’art à Polytechnique et dirige depuis dix ans la fondation Hartung Bergman à Antibes. C’est aussi l’un des plus grands spécialistes de Gustave Courbet. Jean Clair est académicien, a dirigé le Musée Picasso, a été commissaire d’expositions internationales qui ont toutes connu un grand retentissement. Celui qui n’a jamais cessé de combattre les dérives de l’art contemporain a également écrit une somme de livres invariablement passionnants. Thomas Schlesser, lui, publie un premier roman, Les Yeux de Mona (1), déjà traduit dans de nombreux pays avant même sa sortie en librairie en France : un grand-père fou de peinture apprend que sa petite-fille chérie, âgée de 10 ans, risque de devenir aveugle. Il décide, pour qu’elle découvre la beauté et puisse s’en souvenir au cas où le pire arriverait, de l’emmener au musée chaque mercredi après-midi, et de lui montrer un tableau en particulier. Il y en aura 52.

Le principe est simple : la fillette observe…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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