Œuvres d’art, pierres précieuses, pièces de collection : comment bien les assurer

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Un oiseau qui entre par erreur par la fenêtre d’un appartement et, pris de panique, griffe un tableau de maître : voilà qui arrive rarement. C’est pourtant bien ce qu’a vécu le client d’une assurance spécialisée dans les œuvres d’art. D’autres sinistres peuvent bien sûr toucher des biens précieux, comme le vol, l’incendie, le dégât des eaux. Lorsqu’on ne possède pas ce type d’objet, une multirisque habitation (MRH) classique peut suffire pour assurer des bijoux, une montre, des bouteilles de vin ou tout bien dont la valeur unitaire est comprise dans une fourchette allant de 1 200 à 6 000 euros, en fonction du contrat de l’assurance.

Les compagnies peuvent également prendre en compte le concept de collection, considérant que le vol ou la détérioration d’une des pièces peut enlever de la valeur à l’ensemble. « En revanche, la hi-fi, le matériel vidéo ou informatique et plus généralement les appareils électroménagers ne sont jamais considérés comme des objets précieux », rappelle la Macif dans les conditions générales de son contrat multirisque habitation.

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Pour assurer correctement les objets précieux, les compagnies peuvent demander qu’une expertise soit réalisée de façon à en vérifier la valeur. C’est notamment le cas de la MAIF, qui rappelle que les biens doivent être assurés en valeur marchande, c’est-à-dire au prix auquel on pourrait les racheter au jour de leur évaluation. Des contrats proposent des options permettant d’assurer l’objet hors du domicile, notamment en cas de perte ou de vol. Pour autant, pour certains biens spécifiques ou dont la valeur excède un plafond fixé dans le contrat, les assurances classiques sont dépassées.

Pièces anciennes

Sur les listes d’exclusion des MRH classiques figurent, par exemple, les espèces, les billets de banque, les titres, mais aussi les lingots d’or et pièces de monnaie en or cotées en Bourse, ainsi que des pièces d’argent frappées à partir de 1871. Même chose pour les pierres fines non montées en bijou. Pour les protéger, il est recommandé de déposer ces objets au coffre dans une banque et de souscrire une assurance auprès d’une compagnie spécialisée, comme Arte Generali, Hiscox ou encore Allianz.

Ces dernières assurent également les œuvres d’art et des collections pouvant dépasser 100 millions d’euros. « Pour un objet d’art, le vol n’est pas le risque principal. La casse accidentelle lors d’un transport vers un restaurateur ou au cours d’un prêt à un musée est bien plus fréquente et représente trois quarts des sinistres », explique Julie Hugues, responsable du marché art et clientèle privée chez Hiscox. Ces assureurs spécialisés proposent une garantie « tous risques sauf », justement pour couvrir ce risque de casse, contrairement aux contrats d’assurance plus classiques qui l’excluent par défaut. Ces assurances proposent également de souscrire une MRH pour le reste du logement par leur intermédiaire, afin de faciliter les démarches.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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