Au Mali, l’élection présidentielle reste toujours virtuelle

Share

Le ­colonel Assimi Goïta, à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 30 juillet 2023.
Smirnov Vasily/Smirnov Vasily/Tass/ABACA

AUDIO – D’abord prévu en 2022, le scrutin présidentiel a été à nouveau ajourné.

Ce mois de février aurait dû être une date dans l’histoire du Mali en marquant la fin de la transition. Elle s’était ouverte à la fin août 2020, quand de jeunes officiers, conduits par le colonel Assimi Goïta, renversaient le président élu pour instaurer une junte. Depuis, le régime militaire du désormais président de la transition se maintient. Le scrutin présidentiel, d’abord prévu en 2022, puis reporté à février 2024, a été à nouveau ajourné, sine die cette fois, en septembre dernier. Les raisons n’ont été invoquées que du bout des lèvres par le gouvernement: nécessité de revoir les fichiers électoraux et le recensement de la population.

La question de la présidentielle n’est donc plus d’actualité pour les autorités de transition. «Dans les faits, on peut même se demander si parler encore de transition n’est pas inapproprié», souligne Rinaldo Depagne, chercheur pour l’International Crisis Group (ICG), alors que le régime militaire fêtera ses quatre ans en août. Les officiers tiennent…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 74% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur l’abonnement numérique

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Dernières nouvelles

Dernières nouvelles