Donald Trump, condamné à une amende pour des fraudes financières, compare son traitement judiciaire à celui d’Alexeï Navalny

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Condamné à 355 millions de dollars (330 millions d’euros) d’amende vendredi pour avoir commis des fraudes financières, Donald Trump a comparé, mardi 20 février, son traitement à celui qui a été réservé à Alexeï Navalny, mort en prison en Russie le 16 février.

« C’est une forme de Navalny. C’est une forme de communisme ou de fascisme », a-t-il estimé lors d’une réunion publique à Greenville, en Caroline du Sud. Donald Trump qualifie le juge qui l’a condamné de « cinglé », ajoutant : « Ce type a décidé que j’étais coupable avant le début du procès. » L’ancien président a été condamné vendredi à cette amende pour avoir commis des fraudes en gonflant de manière colossale la valeur de son empire immobilier afin d’obtenir des financements plus favorables auprès des banques.

Relancé par une journaliste de Fox News, M. Trump n’a pas mentionné le président russe, Vladimir Poutine. Il s’est contenté de saluer M. Navalny comme un « homme très courageux », qui « aurait probablement mieux fait de rester à l’écart et de parler de l’extérieur du pays », au lieu de retourner volontairement en Russie en janvier 2021. « Cela se passe aussi dans notre pays », a-t-il averti : « J’ai huit ou neuf procès à mon actif du fait que (…) je fais de la politique (…). Nous sommes en train de devenir un pays communiste à bien des égards. »

Donald Trump visé par 91 chefs d’accusation

Ces commentaires surviennent à la suite de la polémique initiale provoquée par le silence de l’ancien président au sujet de la mort de M. Navalny dans une prison russe, vendredi. « Le fait qu’il ne dise rien sur Navalny [montre] que, soit il se range du côté de Poutine et pense que c’est bien qu’il tue ses opposants politiques, soit il ne pense tout simplement pas que c’est une affaire importante », a estimé dimanche sa rivale pour l’investiture républicaine, Nikki Haley.

Lire aussi la chronique de Sylvie Kauffmann | Article réservé à nos abonnés « Tournant le dos à l’histoire de son propre pays, Donald Trump fait la courte échelle à Vladimir Poutine »

L’ex-président utilise désormais cette affaire pour arguer une cabale à son encontre, à neuf mois de l’élection présidentielle. Lundi, il était sorti du silence sur son réseau Truth Social pour défendre cette thèse en dénonçant les « juges ESCROCS de la gauche radicale ».

Outre cette condamnation au civil concernant son empire immobilier – décision dont il a fait appel – Donald Trump est aussi inculpé dans quatre dossiers au pénal, concernant ses pressions électorales après l’élection de 2020, sa gestion de documents confidentiels, ou ses paiements pour faire taire une ancienne actrice pornographique qui affirme avoir eu une relation extra-conjugale avec lui. Au total, il cumule 91 chefs d’accusation.

Le Monde avec AFP

Source du contenu: www.lemonde.fr

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