Immigration: la Grèce s’impatiente et plaide pour la mise en place rapide du pacte européen «sur la migration et l’asile»

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Migrants secourus au large des côtes de l’île de Chios (Grèce), le 26 octobre 2021.
DIMITRIS VOUCHOURIS/AFP

DÉCRYPTAGE – Depuis le début de l’année 2024, plus de 11.300 arrivées ont été enregistrées rien que sur les îles grecques, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés.

À Athènes

Il est à peine 4 heures du matin quand les gardes-côtes de l’île de Chios reçoivent un signal de détresse. Une barque à la dérive s’est heurtée dans les rochers de la plage de Parpanda Kardamyla, au nord-ouest de l’île. À son bord, vingt-sept personnes, dont la plupart originaires d’Afghanistan, selon les autorités portuaires. Or sur cette rive rocheuse – un lieu de villégiature pour les Athéniens en 411 avant J.-C. dont le philosophe Thucydide vantait l’âme sauvage -, les côtes sont dangereuses, voire mortelles.

Ce jour-là, les gardes-côtes ont repêché les corps sans vie de trois fillettes de 5, 7 et 10 ans ; 19 personnes ont été secourues, et les recherches d’une grande ampleur se sont poursuivies jusqu’à tard dans la soirée. «C’est un drame de plus et un drame de trop» s’insurge Christina Psarra, directrice de MSF en Grèce. «Les flux migratoires sont continus, et comme certains points de passage sont quadrillés par les gardes-côtes, les réfugiés empruntent forcément d’autres…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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