Le carnaval de Rio plonge dans l’héritage esclavagiste du Brésil

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L’école de samba de Salgueiro a mis à l’honneur, lundi, le peuple indigène yanomami, lors du défilé du carnaval au sambodrome Marquês de Sapucai de Rio de Janeiro.
RICARDO MORAES/REUTERS

ENQUÊTE – Cette année, cet événement festif est aussi l’occasion pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva et les écoles de samba de dénoncer les inégalités découlant de la traite de millions d’enfants, femmes et hommes noirs.

Rio de Janeiro

Aboli il y a plus d’un siècle, l’esclavage reste d’actualité, semblent crier en chœur nombre d’écoles de samba du Brésil, lors du célèbre carnaval qui se déroule jusqu’à ce mercredi. De l’Amazonie à Rio de Janeiro, les références à l’héritage de la traite de millions d’enfants, femmes et hommes noirs paraissent omniprésentes cette année. Pour des experts, cela s’explique en partie par le contexte politique instauré par le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, allié historique des mouvements sociaux. La preuve, pointent-ils, l’un de ses ministres interprétera l’homme noir Luiz Gama, le plus grand abolitionniste de l’histoire du pays, devant des dizaines de milliers de spectateurs au sambodrome Marquês de Sapucai de Rio.

« Un défaut de couleur » : c’est le titre explicite du défilé de Portela cette année, auquel participera le ministre des Droits humains, Silvio Almeida. À grand renfort d’imposants chars allégoriques, de costumes flamboyants et d’une batterie…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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