Des bermudas XXL de Marc Jacobs aux cagoules lacées de Saint Sernin : cinq temps forts de la fashion week de New York

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Le coup d’envoi des collections de prêt-à-porter féminines automne-hiver 2024-2025 a été donné par New York, le 9 février, avant que Londres, Milan et Paris ne prennent le relais. En six jours, la capitale de la mode américaine a déroulé plus de quatre-vingts défilés et présentations. Si New York peine depuis quelques saisons à rivaliser avec la créativité exacerbée de Paris ou de Milan, elle a démontré qu’elle en avait encore sous la semelle. Tour d’horizon des infos à retenir.

Pour ses quarante ans de création, Marc Jacobs voit grand

Quarante ans de carrière, cela se fête. Et, comme pour mieux marquer le coup, Marc Jacobs a défilé le 2 février, soit une semaine avant le début officiel des festivités. C’est au sein de l’imposant Park Avenue Armory, bâtiment historique de la garde nationale des Etats-Unis transformé en lieu d’événements culturels, que le créateur a présenté sa nouvelle collection.

Devant un premier rang de haute volée – la chanteuse Debbie Harry, l’actrice Chloë Sevigny ou encore la réalisatrice Sofia Coppola −, et dans un décor de tables et de chaises géantes conçues par l’artiste Robert Therrien (1947-2019), le New-Yorkais a articulé son vestiaire autour de jeux de proportions. Les manches des vestes ou des pulls sont élargies, les jupes ont la taille agrandie et flottante autour du corps, les tailles des manteaux sont marquées sous la poitrine, les bermudas sont XXL… tout est disproportionné et pourtant cohérent. A 60 ans, Marc Jacobs s’amuse encore.

Ludovic de Saint Sernin s’invite dans la Grosse Pomme

Habitué de la semaine de la mode parisienne depuis ses débuts, en 2017, le Français Ludovic de Saint Sernin s’est offert cette saison une incursion new-yorkaise. Avec, évidemment, une idée bien précise derrière la tête puisqu’il s’est associé à la Fondation Robert Mapplethorpe, qui s’attache à préserver l’œuvre du photographe américain, disparu en 1989. Leur point commun : une célébration de l’hédonisme masculin.

Saint Sernin commence son exploration doucement, reproduisant les fleurs que Mapplethorpe photographiait en noir et blanc sur une série de jupes ou de robes transparentes, avant de s’attaquer au cuir, symbole BDSM s’il en est, au travers de robes courtes coupées en biais ou de trench-coats ceinturés. Les harnais cloutés, cagoules lacées et minislips en cuir clôturent ce défilé américain résolument sexy.

Pièces de caractère pour « quotidien extraordinaire »

Après le quiet luxury (« luxe discret »), tendance forte de la saison passée, illustrée par des pièces aux contours basiques mais de très bonne qualité, place à l’extraordinary everyday (« quotidien extraordinaire ») ! Comprendre des pièces de tous les jours, portées avec un ou plusieurs vêtements ou accessoires grandiloquents, ou dans des formes et matières inattendues, à l’image de la chemise à carreaux revisitée par Peter Do chez Helmut Lang. Cette dernière joue la transparence et s’associe à une jupe coordonnée.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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