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L’Ecole Duperré, un écrin d’art pour le Goût de M Festival

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L’Ecole Duperré, un écrin d’art pour le Goût de M Festival

C’est un grand édifice de verre, d’acier et de brique, situé rue Dupetit-Thouars, dans le 3arrondissement de Paris, mais qui occupe tout un pâté de maison. Un trésor d’architecture construit au début des années 1910 pour accueillir deux écoles municipales d’arts appliqués pour ­garçons, et devant lequel on croise aujourd’hui de jeunes étudiants et étudiantes portant de grands cartons à dessin. Leurs tenues chamarrées, déconstruites, parfois tachées de plâtre ou d’éclats de peinture, peuvent faire sourire les gens attablés aux terrasses des cafés alentour.

Dans ce cœur de la capitale où se trouvent de nombreuses galeries et librairies d’art, coffee shops et boutiques de mode, ce bâtiment en forme de quadrilatère accueille l’école Duperré. Placé sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, du ministère de l’éducation nationale et de la Mairie de Paris, l’établissement abrite l’une des quatre écoles d’arts appliqués publiques de Paris, avec Boulle, Olivier-de-Serres et Estienne. Cent trente-cinq élèves sont accueillis en première année.

A Duperré, on se forme à des équivalents licence et master aux métiers de la création de mode et textile, de la céramique, de la tapisserie et de la broderie, de la scénographie, de la photographie et de la gravure. Il y a même une classe préparatoire aux grandes écoles d’art, de design ou de cinéma.

Le bâtiment qui abrite l’école Duperré, rue Dupetit-Thouars, dans le 3ᵉ arrondissement de Paris. Le bâtiment qui abrite l’école Duperré, rue Dupetit-Thouars, dans le 3ᵉ arrondissement de Paris.

Duperré, comme l’appellent familièrement les anciens élèves, est une référence dans la formation aux métiers artistiques, au même titre que le Royal College of Arts de Londres ou l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Les étudiants ont tous en tête les noms de ceux qui les ont précédés : du céramiste Roger Capron, qui y enseigna le dessin par la suite, au chausseur Pierre Hardy, qui y fut également longtemps professeur, en passant par les créateurs de mode Alexandre Mattiussi, fondateur de la marque AMI, Guillaume Henry, directeur artistique de Patou, ou Julien Dossena, aux manettes de Rabanne. Mais aussi les auteurs de bande dessinée Gotlib et Moebius, le plasticien Kader Attia, le graphiste Philippe Apeloig, la réalisatrice Sophie Letourneur et même le comédien Romain Duris. Même si certains n’y ont fait qu’un passage…

Expériences à tous les étages

Duperré est un paquebot vibrant et pluridisciplinaire où se forme la nouvelle génération créative. Il y avait donc toutes les raisons pour que M Le magazine du Monde décide d’y organiser son tout premier festival, les 23 et 24 mars prochain. Un événement placé sous l’égide de son supplément lifestyle Le Goût de M, dont le septième numéro paraîtra à ce moment-là. La rédaction va donc investir ce bâtiment organisé autour d’une vaste cour aérée, aux bas-reliefs reproduisant ceux de la frise du Parthénon, et proposer une diversité de conférences, rencontres et performances dans les salles de classe, les ateliers, le bureau des élèves, la cour et même les couloirs. Comme si on composait le sommaire d’un magazine… vivant !

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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