Le spectre d’une «police de la pensée» plane sur l’audiovisuel

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Mardi, le Conseil d’État a demandé à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) de passer à la moulinette la politique ­éditoriale de CNews, chaîne d’information du groupe Canal+ qui talonne BFMTV.
NICOLAS GUYONNET/Hans Lucas via AFP

L’Arcom doit désormais prendre en compte les interventions des chroniqueurs et animateurs pour apprécier le pluralisme des chaînes.

Demain, Christine Kelly devra-t-elle inviter l’économiste de gauche Julia Cagé sur CNews? À l’inverse, obligera-t-on Charline Vanhoenacker à tendre son micro à la libérale Agnès Verdier-Molinié sur France Inter?

En saisissant le Conseil d’État, Reporters sans frontières (RSF) a pris un risque immense. Celui de bafouer la liberté éditoriale des médias audiovisuels et de mettre en danger la liberté d’expression. Le recours de l’ONG, qui contestait l’«inaction» de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel et du numérique, face aux «manquements» de CNews en matière de respect du pluralisme, a accouché d’un bâton de dynamite doublé d’une usine à gaz. Sans compter qu’elle plonge dans la tourmente l’ONG et son directeur général, Christophe Deloire, en plein États généraux de l’information (EGI), dont il est, en même temps, délégué général.

La position – jugée très idéologique – de RSF donne l’impression que tous les participants des EGI sont alignés sur le sujet. Or, ce n’est pas le cas, et cela crée…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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