Euro 2024 : en équipe de France, qualifiée pour les quarts de finale, la parole est à la défense

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Au coup de sifflet final, William Saliba et Dayot Upamecano pouvaient bomber le torse et se taper dans les mains, le sentiment du travail accompli. Le duo a une nouvelle fois épaté, lundi 1ᵉʳ juillet, lors du succès de l’équipe de France face à la Belgique en huitième de finale de l’Euro 2024 (1-0). Mais plutôt que d’aller célébrer la qualification au pied de la tribune de la Merkur Spiel-Arena de Düsseldorf où se trouvent les supporteurs tricolores, les deux défenseurs ont tourné les talons. Pas question d’oublier de féliciter Mike Maignan, seul devant le kop belge qui rumine encore les trois arrêts du gardien français dans cette rencontre.

Les quatre premiers matchs de l’équipe de France dans la compétition – plus de la moitié du parcours s’ils vont au bout – ont rapidement fait comprendre que ce n’est pas en attaque qu’elle marquera ce tournoi de son empreinte. Ses joueurs offensifs sont d’une maladresse confondante et c’est grâce à un but contre son camp du Belge Jan Vertonghen que la sélection de Didier Deschamps l’a emporté face aux Diables Rouges.

Si cette inefficacité offensive et la qualité du jeu des Bleus alimentent la chronique, la solidité affichée par les défenseurs tricolores est à mettre en avant. « Ils sont en confiance », a sobrement répondu Didier Deschamps, alors que la Belgique gardera un souvenir amer de cette arrière-garde tricolore.

Les attaquants des Diables rouges offraient un défi de taille à la défense bleue, entre le cerveau Kevin de Bruyne, l’explosif Jeremy Doku et le puissant Romelu Lukaku. Cette escouade n’aura pas déstabilisé outre mesure les Bleus et quand elle y est parvenue, Mike Maignan a régné en maître dans ses cages, repoussant toutes les tentatives adverses, comme il le fait avec brio depuis le début de l’Euro.

La défense, inquiétude en début de préparation

Après quatre matchs, le portier tricolore n’a donc cédé qu’une fois, contre la Pologne, un penalty inscrit par Robert Lewandowski. Et encore, il avait arrêté la première tentative du capitaine polonais. Pour la première fois depuis la Coupe du monde 1998, l’équipe de France n’a encaissé qu’un but après quatre rencontres dans une grande compétition internationale ; et ce chiffre est autant une bonne nouvelle qu’une surprise.

Au début de la préparation à Clairefontaine (Yvelines), fin mai, le secteur défensif était l’un de ceux qui soulevaient le plus d’interrogations. Mike Maignan revenait de blessure – il a d’ailleurs disputé les deux premiers matchs amicaux avec des points de suture sur l’auriculaire de la main gauche – tandis que les deux défenseurs centraux pressentis comme titulaires, Ibrahima Konaté et Dayot Upamecano, sortaient d’une période difficile avec leur club respectif.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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